L’histoire de l’astrologie commence à Sumer qui correspond à l’Irak actuel. Cette civilisation est très ancienne, au moins autant que que celle de l’Égypte de la Chine ou de l’Inde. Elle fut la première à nous laisser des traces écrites de l’astrologie sur des tablettes d’argile dès 3500 ans avant Jésus-Christ. C’est le début de l’écriture cunéiforme, élaboré entre 3400 3250 de avant Jésus se-Christ, elle s’est ensuite diffusée dans tout le Proche-Orient ancien jusqu’au Ie siècle de notre ère.

Les sumériens pratiquaient principalement une astrologie mondiale, ou en tout cas une astrologie consacré principalement au roi, ce qui arrivait au peuple dépendant de ce qui arrivait au roi. Ils ont nommé un grand nombre de constellations et découvert les planètes du système solaire. Les astrologues-astronomes de l’époque, ont observés le mouvement des planètes auxquelles ils attribuèrent, à force d’observation, des caractéristiques divines, des pouvoirs.

Ainsi chaque planète représentait un dieu ou une déesse qui intervenait dans certains domaines de la vie. À cette époque, la pratique de l’astrologie était intimement mêlée à la divination, et était un aspect important de la civilisation et de la pensée mésopotamienne. Pour ces derniers, les dieux ont façonné le monde, et les astrologues sont les intermédiaires entre les dieux et les hommes. Les phénomènes célestes qu’ils observaient, leur permettaient de découvrir la volonté des dieux, donnant ainsi aux hommes la possibilité de trouver leur juste place dans l’univers.

Les plus anciens documents astronomiques mésopotamiens sont des présages astrologiques conservés à partir du règne du roi Ammi-Saduga (1683-1647 av JC). C’est à Assurbanipal (665-624 av JC) que nous devons de connaître si bien la culture sumérienne, ce roi entreprit en effet de collecter les tablettes d’argile dans tout son royaume. C’est aussi l’un des premiers rois à savoir lire et écrire, Il créa ainsi la première grande bibliothèque qui contenait des milliers de tablettes d’argile allant du contrat de vente d’une maison aux présages astrologique dont nous parlons ici.

 

De nombreuses tablettes parlent de phénomènes météorologiques de tremblements de terre, de tonnerre en passant par la pluie ou la grêle. Mais ce qui nous intéresse plus particulièrement en tant qu’astrologue, est « l’Enuma Anu Enlil », c’est le plus ancien document astrologique connu au monde qui a été vraisemblablement introduit dans le monde hellénique par les astronomes babyloniens et qui serait donc à la base de l’astrologie grecque.

L’Enuma Anu Enlil nous apprend que les astrologues utilisaient notamment les apparitions et disparitions de Vénus derrière le soleil pour leurs présages. Ils connaissaient les cycles d’éclipse : « le Saros » et nous pouvons découvrir dans L’Enuma Anu Enlildes des textes comme celui-ci :
« l’éclipse lunaire est la période pendant laquelle la lumière de la lune est bloquée parce que la terre est entre la lune et le soleil ».

 

La méthode astrologique des babyloniens passait par une phase d’observation des phénomènes célestes, et des événements qui se produisaient en fonction sous une certaine configuration.Tout était noté sur les tablettes, et lorsque la même configuration se reproduisait les astrologues consultaient le ciel et les tablettes et pour en tirer leurs conclusions.

En plus d’être de brillants observateurs des phénomènes célestes, les babyloniens avaient des connaissances poussées en mathématiques, nous leur devons par exemple le système sexagésimal (systèmes en base 60), système que nous employons encore de nos jours dans la mesure du temps ou dans le calcul des angles.

En 539 avant Jésus-Christ, les prêtres de Marduk sont en opposition avec le roi Nabonide qui vénérait Sin le dieu lune. Nabonide resta absent dix ans et les prêtres de Marduk profitant de l’absence de ce dernier, ouvre pratiquement les portes de la ville au Perse Cyrrus. Il prendra la ville pratiquement sans combat emprisonnera Nabonide, et mettra son fils sur le trône par la volonté de Marduk. Ce sera la fin de l’empire babylonien.